Rentrée scolaire

Les cours reprennent dans les hôpitaux, dans le respect des consignes sanitaires bien entendu. La plus grande vigilance s’exerce pour poursuivre le maintien de la scolarisation des jeunes malades. Les soignants souhaitent le retour des enseignants auprès des élèves hospitalisés et les professeurs sont motivés ! Toute l’équipe de l’association travaille d’arrache-pied à cette mission. Bonne rentrée !

Cours à distance

L’association a été contrainte de suspendre ses interventions au sein des hôpitaux  d’Ile-de-France depuis le 16 mars. Néanmoins, avec l’accord des soignants, les coordinatrices elles-mêmes confinées réussissent à mettre en place des cours à distance avec les jeunes qui le demandent. Les enseignants bénévoles volontaires s’adaptent et utilisent tous les supports possibles : WhatsApp, Skype, mail, Facetime, téléphone et les jeunes sont demandeurs  Les élèves en classe de 3ème, 1ère et terminale font l’objet d’une attention particulière pour les aider à préparer au mieux les échéance de fin d’année. On ne peut que saluer l’engagement des enseignants bénévoles de l’association, l’implication des coordinatrices de scolarité et la volonté farouche des élèves de poursuivre leurs études quelles que soient les circonstances.

Suspension des cours à partir du 16 mars 2020

L’association suspend ses cours auprès des jeunes élèves malades à l’hôpital et à domicile à partir de lundi 16 mars, comme demandé par les autorités. L’intérêt collectif prime et l’exigence sanitaire l’exige. La scolarité doit laisser la priorité aux considérations médicales, bien entendu. Nous vous tiendrons informés des changements au fur et à mesure.

Mme Macron concernée par la scolarisation des élèves à l’hôpital

Mme Macron a rendu visite aux élèves et aux enseignants de l’Unité Passerelle Adolescents Jeunes Adultes (UPAJA) du GHU Ste-Anne. Elle a pu s’entretenir avec eux et apprécier le rôle dévolu à l’enseignement dans cette structure de psychiatrie au sein de laquelle l’association intervient depuis octobre 2019. Les soignants ont confirmé l’importance de la scolarité dans le parcours de soin des jeunes suivis. La coordinatrice de scolarité, la directrice et la présidente ont pu échanger avec l’ancienne professeure de lettres, qui a manifesté un réel intérêt et une grande bienveillance dans ses interactions. Elle a confirmé l’importance de la mission de l’association et salué l’engagement et le professionnalisme de l’équipe. Merci à Mme Macron pour ce moment précieux !

Mme Macron avec la coordinatrice de scolarité de l’Ecole à l’Hôpital au GHU Ste-Anne le 30 janvier 2020
Mme Macron avec une élève suivie par l’Ecole à l’Hôpital au GHU ste-Anne, le 30 janvier 2020
Mme Macron au GHU Ste-Anne le 30 janvier 2020 avec le médecin du service et la présidente de l’Ecole à l’Hôpital
Mme Macron en visite au GHU Ste-Anne le 30 janvier 2020

2019, année des 90 ans

En créant l’Ecole à l’Hôpital en 1929, Marie-Louise Imbert souhaitait « apporter à l’esprit les soins que d’autres donnent au corps ». 90 ans plus tard, nous restons fidèles à cet objectif. Et nous l’avons réaffirmé tout au long de l’année…

En saluant, en février, Nicolas Saint-Bris et Guillaume Barrage, deux jeunes rameurs qui, en 52 jours, ont réussi l’exploit de traverser l’Atlantique par solidarité pour les jeunes patients suivis par l’association. Leur courage et leur persévérance ont forcé l’admiration des jeunes et nous encouragent à dépasser aussi nos limites dans l’exercice de notre mission.

Le 9 mai dernier, lors d’une Journée de l’Ecole à l’Hôpital « spéciale 90 ans » destinée aux professeurs bénévoles et à nos partenaires institutionnels et financiers.

Au travers de la publication d’un livre anniversaire rassemblant des croquis réalisés à l’hôpital par de jeunes dessinateurs bénévoles talentueux. Ces dessins, accompagnés de témoignages émouvants d’élèves, de professeurs, de soignants et de parents, illustrent bien le quotidien de notre mission.

Enfin, à l’occasion d’une soirée de levée de dons au Pavillon d’Armenonville le 14 octobre dernier avec plus de 200 donateurs et soutiens, qui a permis d’améliorer sensiblement la notoriété de l’association et de souligner son rôle-clé dans le parcours de soins des jeunes malades hospitalisés.

2020, le début d’une nouvelle décennie d’engagement pour le maintien d’une scolarité à l’hôpital.

Soirée des 90 ans

Le 14 octobre dernier se tenait une soirée de levée de dons au profit de l’Ecole à l’Hôpital. Cet événement de prestige a permis d’intéresser nombre de donateurs à la mission de l’association pour un bénéfice de plus de 90.000€. A cette occasion, le ministre de l’Éducation nationale, Mr Jean-Michel Blanquer, a tenu à envoyer une vidéo dans laquelle il félicite tous les acteurs de l’Ecole à l’Hôpital et réaffirme l’intérêt qu’il voit à une proposition scolaire adaptée pour les élèves malades. La vidéo est à consulter sur le site de l’association et sur sa page Facebook. Avant le récital exceptionnel donné par Natalie Dessay et Laurent Naouri, Mr Martin Hirsch (photo), directeur de l’AP-HP, a pris la parole pour redire son attachement aux interventions de l’Ecole à l’Hôpital. Le professeur Nicolas Boissel, (photo) chef du service d’hématologie à l’hôpital St-Louis à Paris, a également témoigné de la pertinence de la proposition scolaire au sein d’un parcours de soins.

Une soirée réussie à tous points de vue !

Fait d’école

« Il est, ce jour-là, 14 heures environ à l’hôpital pédiatrique de B. Je suis dans ma classe-labo et y enseigne la physique à 3 jeunes élèves de 4ème. D’où je suis, j’ai une large vision sur la cour de récréation ; ce qui me permet de voir un jeune garçon à la démarche nerveuse venir vers nous. Il rentre brutalement, dépose des livres sur un petit meuble puis ressort en claquant la porte. Il revient, claque la porte à nouveau, traverse la classe puis disparait. A la grande surprise de mes élèves, je ne bronche pas. Pourtant, elles me savent peu enclin à accepter des écarts de conduite. En fait, je considère que ce garçon n’est pas en état d’écouter qui que ce soit et qu’il vaut mieux surseoir .. L’objectif est bien le cours de physique … qui prend fin donc quelque temps après.

Cinq minutes ne sont pas encore passées que le jeune quidam, élève de 5ème, revient vers moi escorté cette fois par son éducatrice. Mes élèves, outrées par ce comportement, sont allées tout raconter au foyer. Le face-à-face, les yeux dans les yeux, me permet de lui rappeler les règles élémentaires de la bonne conduite dans une école. Je lui demande le nom de son collège. « Paul Eluard » me dit-il. Alors je lui parle de ce magnifique poême « Liberté » ..

Mais je ne souhaite pas en rester là. Je lui demande tout de go s’il est intéressé par des cours de physique individuels.  A ma surprise, il me dit oui. Mais il doit obtenir l’accord du directeur de l’école. Il l’obtient !

Le lendemain, il revient avec un mot d’excuses et le poème « Liberté » de Paul Eluard qu’il a écrit sur 2 pages ! Je colle ces 2 textes à la fin de mon cahier de cours. Ils vont y rester longtemps.

C’est ainsi que tous les mardis matin à 11H30, je rencontre Mathias* Nous abordons plein de sujets : chimie avec le PH, l’atome avec de la pâte à modeler, astronomie avec une maquette etc. Il a même droit à un contrôle des connaissances avec 19/20. Je prends des libertés avec le programme car l’important est la prise de confiance, l’appétence pour la matière. J’ai devant moi un élève ponctuel, attentif, respectueux.                                                              

La  force du cours individuel…

A ne pas manquer : ma dernière poignée de main porteuse de messages forts. Qui sait … »

*le prénom a été changé